Etude HYPOSTEO

Après un arrêt l’étude HYPOSTEO reprend.

Repérage des femmes victimes de violences au sein du couple

Quels sont les objectifs de cette recommandation ?

  • renforcer l’implication des professionnels de santé dans la lutte contre les violences faites aux femmes
  • favoriser le repérage des femmes victimes de violences au sein du couple
  • faciliter la coordination entre professionnels concernés

 

À qui s’adresse cette recommandation ?

Tous les professionnels de santé sont concernés dans leur pratique.

  • Ces recommandations s’adressent plus particulièrement aux professionnels de santé intervenant en premier recours ou dans le cadre de la prévention : médecin généraliste, médecin urgentiste, pédiatre, gynécologue médical, gynécologue obstétricien, psychiatre, médecin du travail, sage-femme, infirmier(e) des urgences et libéral(e), infirmier(e) puériculteur(trice), chirurgien-dentiste, masseur kinésithérapeute.
  • Autres professionnels de santé concernés par le thème et partenaires d’autres secteurs associés aux professionnels de santé : médecin en UMJ, médecin des conseils départementaux et en particulier médecin de PMI et référent protection de l’enfance, psychologue, pharmacien(ne), conseiller(e) conjugal(e) des CPEF, assistant(e) social(e), travailleur social et professionnel travaillant en lien avec les professionnels susnommés (aide-soignant(e), auxiliaire de puériculture, secrétaire médical(e), etc.).

 

Données épidémiologiques

Toutes les femmes, quel que soit leur statut socio-économique, leur âge, leur orientation sexuelle, leur état de santé, leur handicap peuvent être concernées.

  • En moyenne en France, 219 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, au cours d’une année
  • Seulement 19 % de ces victimes déclarent avoir déposé une plainte auprès de l’autorité (gendarmerie ou commissariat de police) à la suite de ces violences
  • En 2018, 121 femmes ont été tuées dans un contexte de violences au sein du couple
  • Vingt et un enfants mineurs sont décédés, ont été tués cette même année, sur fond de conflit conjugal
  • Les femmes restent les premières victimes de violences conjugales, mais il faut rappeler que les hommes peuvent aussi être victimes de ces violences

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La saga des « freins buccaux restrictifs » chez l’enfant allaité

S’appuyer sur les connaissances scientifiques pour éviter des interventions inutiles Gisèle Gremmo-Féger*
Résumé :
Depuis une bonne dizaine d’années, on observe une augmentation inquiétante des diagnostics de freins de langue courts ou de freins de lèvre et des demandes d’interventions de sections de ces freins chez les enfants allaités. Cette situation s’est installée après l’introduction du concept de frein de langue postérieur. Cet article est une mise au point concernant les préoccupations et connaissances actuelles sur le sujet des freins buccaux et de l’allaitement. La compréhension des mécanismes de la succion au sein, de nouvelles données anatomiques et des conférences des consensus apportent un
éclairage contribuant à adopter une approche raisonnée de cette problématique. Il n’y a pas de lien formellement établi entre un score de frein de langue court et des difficultés d’allaitement. Avant de recourir à une frénotomie, il est indispensable de procéder à une évaluation méthodique et rigoureuse du couple mère-enfant et de la conduite pratique de l’allaitement.

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Quid du Syndrome de KISS, analyse de la SEROPP

Depuis quelques temps, quand on évoque la plagiocéphalie positionnelle ou la déformation crânienne positionnelle (DCP), nous sommes interpellés à propos du « Syndrome de KISS *» par un nombre croissant de parents, de confrères, de professionnels médicaux et d’associations de périnatalité, nous demandant notre avis sur ce sujet.

L’ensemble des signes cliniques décrits dans ce « syndrome » est connu depuis des décennies tant par les pédiatres que par les ostéopathes pédiatriques : latéro-colis, posture en C, microsomie de l’hémiface, troubles du développement moteur, agitation, plagiocéphalie, asymétrie du tonus , hypersensibilité, déformation des pieds, agitation, troubles végétatifs (pleurs, sommeil, digestion), coliques du nourrisson, brachycéphalie, hyper-extention, refus du pro-cubitus, difficulté de tenir sa tête, vomissements, bavage, agitation, hyperactivité, troubles de la concentration, mauvaise posture, troubles perceptifs, troubles de la motricité globale et fine, retard de langage, etc. »

Pour exemples, rappelons ici que

– la microsomie hémifaciale est, ELLE, un vrai syndrome qui trouve son origine à la période embryonnaire,

– l’hypertonie décrite est un signe clinique neurologique strictement opposé à la tendance à l’hypotonie musculaire,

– la déformation des pieds a pour origine une réduction de l’espace pour le fœtus dans l’utérus maternel au cours du 3e trimestre de grossesse

– etc.

Regrouper ce « melting-pot » de signes cliniques aussi opposés que contradictoires, sous le terme de « syndrome » paraît inadapté et, selon plusieurs pédiatres, est ressenti comme anxiogène par les parents. Selon les différentes sources consultées, la prise en charge de ce « syndrome » comprend la prescription systématique d’une radiographie du rachis cervical préalablement à des manipulations de type thrust (manipulation à haute vélocité et faible amplitude).

Or, une radiographie ne peut éliminer de manière exhaustive une malformation du rachis cervical supérieur, encore moins une malformation cérébrale. Par ailleurs, la Société Francophone d’Imagerie Pédiatrique et Prénatale conteste l’irradiation systématique des nourrissons. La « prescription doit être adaptée et nécessaire » car elle n’est pas sans conséquence dans le temps.

La Société de Neuro-Pédiatrie allemande ne reconnaît pas ce syndrome, les autres sociétés européennes pédiatriques l’ignorent. L’ordre des masseurs-Kinésithérapeutes, quant à lui, met en garde les parents au sujet des discours speudo-scientifiques relatifs « au dit syndrome de KISS ». **

Pour la Haute Autorité de Santé (HAS), dans ses recommandations pour la « Prévention des déformations crâniennes positionnelles et de la mort inattendue du nourrisson » https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-02/reco276_fiche_memo_deformatons_craniennes_min_cd_2020_02_05_v11_fev.pdf

récemment publiées (5 mars 2020), le syndrome de KISS n’y est jamais évoqué. Partie prenante comme d’autres sociétés scientifiques médicales***, la SEROPP, seule société ostéopathique non médicale représentée, a été un relecteur appliqué de ce rapport de la HAS (voir page 121 à 138). Elle ignore le terme « syndrome de KISS ou de KIDD » ainsi que le type de traitement proposé pour ce pseudo syndrome.

La revue de la littérature sur MedLine retrouve sept études sur ce sujet **** ; au regard des risques encourus, la plupart des conclusions sont opposées à la manipulation de type thrust du rachis cervical

supérieur du nourrisson. A ce jour, aucune étude n’a démontré les relations entre l’ensemble des nombreux signes cliniques et la position du rachis cervical supérieur.

En 2011, le dernier article de Sinding-Larsen C et al., conclut de la manière suivante : « nous exhortons les professionnels de santé en pédiatrie concernés à évaluer de manière critique les sources existantes sur KISS et KIDD ».

Pour la SEROPP, l’utilisation « des manipulations de type thrust » pour remédier à un trouble de symétrie des vertèbres cervicales ne paraît pas respectueux de l’anatomie et de la physiologie de la charnière cranio-cervicale, et risque de fragiliser le carrefour vasculaire ainsi que les tissus neurologiques, ligamentaires, cartilagineux et osseux en cours de développement. Des mobilisations précises et adaptées aux vertèbres non soudées du rachis cervical supérieur et respectueuses de la circulation vertébro-basilaire cérébrale du nouveau-né et du nourrisson permettent la sécurité de l’intervention et d’éviter la prescription systématique de radiographie. En deux consultations ostéopathiques espacées de 3 à 6 semaines, les mobilisations suffisent, dans la grande majorité des cas, à symétriser la mobilité du rachis cervical sans le fragiliser.

Seuls les cas résistants au traitement par mobilisation doivent bénéficier d’une investigation par imagerie médicale. A noter que seul un scanner à incidence spécifique peut mettre en évidence une subluxation de la charnière cranio-cervicale.

La SEROPP réfute toutes manipulations de type « thrust » par ailleurs interdites par l’Arrêté du 12.12.14 *****, tout comme les techniques en hyper extension chez le nouveau-né et le nourrisson. Le conseil scientifique de la SEROPP a pour cela élaboré des recommandations de bonnes pratiques https://seropp.org/wp-content/uploads/2019/03/2018-recommandations-de-bonnes-pratiques-et-d-Ethique-site.pdf.

Par ailleurs, nous rappelons que les parents ne sont aucunement dans l’obligation de signer un document de clause de confidentialité lors d’une consultation ostéopathique, médicale ou paramédicale.

* Terme créé par le Dr Biedermann, créateur du S. de KISS (Kopfgelenk Induziert Symetrie Störungen), signifiant « trouble de symétrie induit par les vertèbres cervicales » et KIDD ( KiddKopfgelenk-induzierte-Dyspraxie / Dysgnosie) signifiant (Dyspraxie/dysgnosie induites par les articulations de la jonction cranio-cervicale), regroupant un ensemble de signes cliniques dont la liste est assez conséquente.

** https://www.ordremk.fr/actualites/patients:parents-attention-aux-discours-speudo-scientifiques-concernant-la-sante-de-vos-enfants/.

*** Relecteurs du rapport HAS

CIF : Collège Infirmier Français

CNAM : Caisse nationale d’assurance maladie

CMG : Collège de Médecine Générale

CMK : Collège de la Masso-Kinésithérapie (l’avis du CMK n’a pas fait l’objet d’un avis synthétique global mais de commentaires de 8 relecteurs)

CNSF : Collège National des Sages-Femmes (l’avis du CNSF n’a pas fait l’objet d’un avis synthétique global mais de commentaires de 2 relecteurs)

DGS : Direction générale de la santé

Ostéos de France : Médecins Ostéopathes de France

SEROPP : Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique

SFN : Société Française de Neurochirurgie

**** Bibliographie

Brand et al 2005,

Renckens CN et al 2005,

Saedt E et al 2005,

Brurberg KG et al 2009,

Kjetil G et al 2009,

Happle C et al 2009 ,

Sinding-Larsen C et al 2011) Enquête PLP Brand, RHH Engelbert, PJM Helders et M. Offringa https://www.ntvg.nl/print/1227288?view_mode=volledig

***** Extrait de l’arrêté : « Manipulation/mobilisation :

La manipulation est une manœuvre unique, rapide, de faible amplitude, appliquée directement ou indirectement sur une composante du système somatique en état de dysfonction afin d’en restaurer les qualités de mobilité, de viscoélasticité ou de texture. La manipulation porte la composante concernée au-delà de son jeu dynamique constaté lors de l’examen, sans dépasser la limite imposée par son anatomie.

Appliquée sur une articulation ou sur un ensemble d’articulations, elle peut s’accompagner d’un bruit de craquement (phénomène de cavitation) qui n’en constitue cependant pas nécessairement un indice et qui est sans valeur pronostique.

La mobilisation est un mouvement passif parfois répétitif, de vitesse et d’amplitude variables, appliqué sur une composante du système somatique en état de dysfonction. »

Connaître le rythme de développement facial de l’enfant

Connaître le rythme de développement facial de l’enfant permet d’adapter son plan de traitement ostéopathique
Lire l’article de Roselyne Lalauze-Pol et François Jouen.

La SEROPP, organisation active dans le financement d’études et de recherches cliniques en ostéopathie périnatale

Université de Sherbrooke – Exploration des effets d’une mobilisation des tissus cicatriciels standardisée sur les propriétés viscoélastiques, le seuil de la douleur à la pression et le seuil de sensibilité au toucher léger de la cicatrice de césarienne.

Rapport sur les 1000 premiers jours de l’enfant

Les 1000 jours sont le nom d’une politique publique ambitieuse, inédite, qui regarde en face l’origine des inégalités de destin et nous savons que ces inégalités se nouent avant même la naissance de l’enfant. Les 1000 premiers jours sont donc essentiels, pour son développement mais aussi pour la santé globale de l’adulte qu’il deviendra.
Le ministère des Solidarités et de la Santé est celui qui prend soin des Français, du premier au dernier souffle. Veiller à ce que chaque enfant puisse s’éveiller et s’épanouir dans les meilleures conditions, c’est le devoir d’une société et c’est une promesse du pacte républicain. Contre le fatalisme glacial des statistiques, les 1000 jours sont là pour redonner du sens et de la force à cette promesse d’égalité.
Olivier Véran,  Ministre des Solidarités et de la Santé (…)

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Fin du dispositif de distribution des masques par Santé publique France

Depuis le début de l’épidémie de Covid19, l’Etat a organisé la distribution de masques et de certains équipements de protection individuelle (EPI) aux acteurs des secteurs sanitaire et médico-social.

Pour approvisionner les établissements et services en masques et équipements de protection individuelle lors de la crise, les autorités ont mis en œuvre une chaîne logistique exceptionnelle.

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Source : osteopathe-syndicat.fr

SÉGUR DE LA SANTÉ: les ostéopathes sont invités à s’exprimer !

Ne tardez pas, vous avez jusqu’au 22 juin !

Comme annoncé le 25 mai dernier lors du lancement du Ségur de la santé par Édouard Philippe, Premier ministre, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, le ministère des Solidarités et de la Santé ouvre une consultation en ligne à destination des professionnels. Celle-ci s’adresse aux soignants ainsi qu’à tous les personnels des établissements sanitaires et médico-sociaux, et aux professionnels exerçants en médecine de ville.

Ce questionnaire ainsi que les résultats des travaux du Comité Ségur national et des concertations dans les territoires, serviront à bâtir les fondations d’un système de santé encore plus moderne, plus résilient, plus innovant, plus souple et plus à l’écoute de ses professionnels, des usagers et des territoires.

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/article/segur-de-la-sante-consultation-en-ligne

 

Recommandations de bonnes pratiques UPO-Covid19: Continuité des soins ostéopathiques au sein des cabinets libéraux

Les coronavirus sont une famille de virus, qui provoquent des maladies allant d?un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-CoV ou le SRAS.
Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau coronavirus, nommé SARS-CoV-2. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’OMS. La connaissance de ses modes de transmission impose des modifications de l’exercice libéral pour la prise en charge de patients suspectés de COVID-19 présentant les signes cliniques évocateurs.
En l?absence de tests massifs de la population, ces mesures de précaution se sont généralisées du fait de la particularité clinique du COVID-19 et du nombre de patients infectés et asymptomatiques.

L’essentiel
– Respecter les gestes barrières, mettre en place des mesures générales et spécifiques aux différentes pièces
(salle d’attente, de soin, etc.)
– Respecter une hygiène stricte (lavage des mains avant et après chaque consutlation, mise ou retrait du masque, etc.)
– Équipement adapté, notamment port du masque obligatoire pour le patient (peut être en tissu ou « grand public »)
et le professionnel (a minima masque chirurgical)
– Gérer ses déchets et son linge de façon securisée
– Auto-contrôler le bon suivi des recommandations et suivre leur évolution

Lire les Recommandations complètes de bonnes pratiques